Pour les journaux télévisés, il y a deux sortes de délinquants: les "bien connus des services de police" et les "jamais encore signalé comme dangereux".
La mention à propos des premiers semble traduire comme une circonstance atténuante. (Si la victime partageait ce sentiment, on omet de nous le dire). Le jugement à propos du second semble plus
sévère.
Cette forte distinction laisse penser que le premier exerçait sa pratique sans trop de tracasseries. Et que le second échappait au pronostic par une conduite benoîte mais torve.
C'est ce dernier qui soulève la plus vive réprobation
En effet si le premier reléve de la prévention qu'on s'est gardé de faire, le second dénonce le pronostic qu'on n'a pas su faire. Le premier est une pomme pour la soif, le second une pierre dans
le jardin. On voit à qui va la préférence.
Et puis il y a tout ce dérangement de paperasserie: en enfermant , peut être précocement le premier on doit lui faire quitter la colonne des individus à se méfier pour la colonne des prévenus. Et
faire entrer le second dans la colonne que le premier vient d' allonger.
Et quand ça bouge dans les colonnes, la Police n'aime pas ça. Et la Télé compatit.