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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 10:45

Valter HEGO: - Je voudrais vous faire réagir...
J-e T - Ma professeur de Sciences naturelles (on les appelait ainsi, je pense, car les Sciences semblaient ressortir d' une curiosité qui allait de soi), en usait de même avec l'électricité et des pattes de grenouilles...Et ça marchait d'ailleurs...
V H: - Réfléchir, disons...
J-e T: - Vous risquez de ne trouver que le reflet des idées de tout le monde...
V H: - Disons: où vous situez-vous par rapport au problème de l'immigration?
J-e T: - L'immigration n'est pas un problème, elle est, de fait, maintenant ,une situation et qui pose des problèmes.
V H: - Je précise ma question: doit-elle rester longtemps encore "sauvage", ou bien "choisie", ou encore "accueillie"?
J-e T: - Je vais répondre plutôt à celle là: peut-il y avoir État sans frontières?
V H: - Bon.. Vous faites comme vous voulez.
J-E T: - Les U.S.A ont décidé d'élever un mur sur leur frontière avec le Mexique. Quelle parfaite occasion pour nous en France de mettre G.W. Bush au pilori et ajouter un fagot au bûcher où nous avons installé l"Amérique", notre "Améerique à [nous]". Mais revenons Outre-Atlantique.
Ce mur est-il applaudi au moins par les Mexicains? Ils devraient. Depuis deux siècles qu'ils vitupèrent contre l'impérialisme yankee, voilà une occasion de s'en prémunir efficacement. Et peu coûteux pour eux. Il leur suffit d'installer au pied de ce mur leurs guérites douanières, juste en face de celle des gringos.
Qui de Bush ou de Vincente Fox avait le plus le devoir de faire un mur?
Quel est le premier devoir d'un État sinon de conserver à la Patrie la communauté de ses fils?
Les Révolutionnaires français mettaient sous séquestre et vendaient comme "biens nationaux" les domaines des aristocrates émigrés.
"La Révolution!", il ne manquent jamais d'invoquer son nom, ces chefs d'état qui protestent si fort que "l'Etranger" veuille attenter au droit à l'exil de leurs propres concitoyens, qui rappellent leur voisin au devoir d'hospitalité envers leurs " frères" qui les fuient. Ces présidents "à vie", qui ne sont jamais si bien que quand leur prochain est au lointain.
Aux frontières de leur pays, ces potentats ont dressé, eux, d'impeccables chicanes qui dirigent à leur propre profit, à celui de leur parentèle, de leurs affidés, l'argent envoyé par les émigrés. Ils vivent dans un pays sans chômeurs, sans malades, sans bandits, sans contestataires. Mais ce n"est pas leur "Revolucion" qui l'a forgé. Les sans-travail sont allés s'inscrire au chômage chez les voisins; les souffreteux sont partis pour les hôpitaux à l'étranger; les malfrats sont allés détrousser leurs frères là ils sont devenus moins impécunieux; les diplômés sont partis lâcher leur humeur rebelle loin des tracas de la tyrannie des obtus de la Tradition, de la Religion, ou de l'Idéologie du Parti et/ou de la Rue.


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