Si tu veux la paix, prépare la guerre. Si tu ne veux pas la paix, prépare la défaite.
Aux fièvres guerrières de nos ennemis, présenter les douces ardeurs de l'amitié, c'est croire que c'est la santé qui est contagieuse.
Un vaincu ne devient jamais un ami mais un serf.
L'amitié qui attache si forts nos ennemis entre eux pourrait fondre d'un coup à notre profit?
Celui-la, qui frappe un visage haï, le défigure-t-il pour en faire un visage qu'il pourra aimerd
Comment aimerons-nous demain en ami celui que nous disons aimer aujourd'hui en ennemi? Si nous l'aimons malgré lui, il sera encore plus difficile de l'aimer pour lui-même.
Si seulement nous pouvions choisir nos ennemis!
Au demeurant est-ce dans le camp de nos plus irréductibles rivaux que nous irions les chercher?
Si un ennemi nous a choisi, c'est qu'il sait pouvoir mettre son triomphe sur notre compte.
Il est aisé de constater qu'on trouve plus de pacifistes dans le camp de ceux à qui leur imprévoyantes légèretés font craindre la défaite que dans le camp de ceux qui sont assurés que la victoire
couronnera leurs politiques et rendra justice à leur bon droit.
On n'entend plus les pacifistes après la guerre. pourtant leur moment n'est-il pas venu? Le moment de faire aimer la paix dans les deux camps?