Les auditeurs et l'intervenant sont équipés de ces appareils... Superposés au même document, reliés par Blue-Tooth® (par exemple), ils forment système. La gestion de la télécommunication est
régie depuis l'appareil de l'(in)formateur à travers un ordinateur équipé d'un logiciel dédié. Il peut ainsi "exporter" son travail sur tous les écrans en présence ou sur un nombre limité
seulement, ou faire s'afficher le contenu d'un écran-élève sur les écrans de tous, il peut "importer" un écran pour vérifier une activité, contrôler un travail, apporter une aide... L'ordinateur
peut garder en mémoire les relevés d'écran désignés et, au besoin, procéder à la correction par comparaison (superposition) avec les tracés attendus préenregistrés. Il peut fournir une notation
du travail examiné.
L'ordinateur apporte ici un automatisation, attendue, de certaines taches professorales.
Ce sont des appareils volontairement simples, donc robustes, versatiles, d'un prix modique, accessibles à l'achat personnel. Ils ne communiquent que les visuels de leur écran tactile tracés au
stylet, qui reprennent leur sens une fois reposés sur le document de départ. Ils ne vont pas chercher parmi les ressources de l'internet, ils s'utilisent avec les visuels traditionnellement
présents: la page du livre de l'élève, la feuille photocopiée (carte, tableau, graphique, photographie, etc). Ils n'entrent pas en concurrence avec le maître (le formateur, l'intervenant ,...):
ils lui laissent la maîtrise de sa documentation, la statégie de son explication.
Par contre ils affichent les travaux (gestuels, graphiques) tels que ceux réalisés sur le cahier, au tableau mural (/paper-board) ou sur l'ardoise traditionnelle. Ils ajoutent à ces supports
traditionnels les avantages qu'apportent les possibilités de procéder par surimpressions, caches, inclusions, effacements. Et ils téléportent ces travaux des uns aux autres (prof-élève(s),
élève(s)-élève(s), élève(s)-prof).
Il affranchissent donc de la focalisation de la salle sur un point unique et permanent: le tableau, (l'écran du projecteur...). Ils permettent donc une très grande adaptabilité à des
configurations de salle variées.
Ils autorisent un plus grand recours à l'étude de l'image et par l'image qui est le défi de l'enseignement aujourd'hui et qui se voit entravé par trop de contraintes matérielles dans la salle
traditionnelle.
Ils rendent possible les échanges individualisés et en particulier, l'enseignant peut visionner le travail de chacun et dispenser à un seul, de là où il se trouve une vigilance discrète, un
soutien bienveillant, une remédiation instantanée. Il peut "passer la main" à un élève dont le travail est alors publié sur les écrans de ses camarades. Décentralisation et polycentrisme sont
introduits dans les échanges à l'intérieur de la salle.
(5/6 à suivre)