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18 mars 2019 1 18 /03 /mars /2019 09:59

 

 

hommes de peine gens de bien

écartez-vous

de mon chemin

 

 

vivre vaurien sans liens

en moins-que-rien

voilà qui est bien

 

homme de paille - ou de fer

ne me dit rien

 

rien moins qu’Homme

voilà un titre qui honore

je le veux mien

 

fretins gredins

ne rien devoir

hautains gratins

ne rien briguer

 

bride sur les reins

mors au chanfrein

ne me valent rien

 

libre de liens

        vivre de rien

  litre de vin mitre de pain

     ça suffit bien

 

un bien m’arrive  un pire s’en vient

  - manqué d’un rien -

rien ne me mine

 

 

 

un grain arrive - un temps de chien !

et bien je vire  et prends des ris

  autant qu’il convient

 

 

vivre libre   sans frein

- toute emprise s’enfreint

libre   et bien rire

 

 

la chienlit empire

eh   de loin mire

et tourne   migre aux lointains

 

rien ne me bile

même le pire me mène à rire

rien n’a de prise

 

au moins du rire

un bien meilleur en vient 

 

un bien vaut mieux que deux pires

c’est mon Épitre et je m’y tiens

 

un pitre un baladin

sur le chemin

je lui file le train

 

libre de tout  ivre d’un rien

- mais rien de moins -

un rien m’inspire

 

une rime me vient

- des bribes un refrain -

 

sur ces fils d’acarien

j’erre aérien

l’indicible est mien   

 

les béotiens et leur antienne

de trop m’aliènent

 

 

 

 

livres de rires

livres de rimes

j’en fais plein

 

 

mine de rien   rire d’un rien

rimer du pire ne rime à rien

d’un rien par contre on fait un livre

 

à vraiment vivre vraiment bien   

c’est à ta main

 

un oeil qui cille     ce n’est pas  rien

et je me livre

éperdu  corps et biens

 

un corps chavire

et un coeur vibre

mais c’est les miens !

 

CARMIQUEL  Mines de Biens

(Cantains)

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12 janvier 2019 6 12 /01 /janvier /2019 07:57

 

 

la nuit traîne lanterne

     de l’éternel s’étrenne

 

la nue  encore nocturne

tout récemment auburn

bleuit

 

c’est aujourd’hui mais encore de nuit

   nuit d’hui encore un peu

 

l’aube se présente de loin

tout porte à la croire

- aujourd’hui sera loyal -

 

déjà à l’aube   retour de l’aurore

azur  drapé de gloire et de « bien sûr… »

  

du jour  se fait

  qui s’éclaire de son gré

la couleur d’abord et puis son éclat

 

c’est l’aujourd’hui d’après ma nuit

c’est aujourd’hui voilà

  à chaque jour  son jour

 

le matin se fait jour

nous établit dans son état

encore est-ce

de paresse

 

il se distrait  se disperse

de l’allégresse y perce

rien ne s’est encore rendu nécessaire

 

 

l’aurore  donne

l’air se fait lourd

le futur se fait jour

un éclat en sourd   

 

 

 

sur ce     la brume   

moiteur superflue

     effluve révolue

s’enfuit

 

et à rebours    

l’alentour

      d’arôme    

   embaume

 

la nuit n’est restée qu’au dos des choses

l’ombre se cache derrière les arbres

la combe  est noire quand la cime est d’or

   

Illuminés

voilà corps  et biens

   flambant neufs

    à la vue retrouvée

 

entre le pressant et l’inactuel

la lumière tranche

arrêt / clarté comme acclamée

 

une incartade hors du sommeil et se revoilà

à devoir incarner notre moi

 

- si dans la nuit mon corps m’a conservé

vivre est de mon fait désormais -

 

malin plaisir du matin

la vivacité est recouvrée

  la mobilité délivrée

    et nos habiletés habilitées

 

le présent maintenant est en  sécurité

 

tout le vieilli de la veille

tout l’ajourné au lendemain

revient à l’ordre du jour:

 

 

l’éveil préempte les disponibilités

tout semble mieux au fait

c’est tout indiqué

 

ma silhouette me rejoint

je lui emboite le pas

 

le temps se retire au profit de l’horaire

maintenant c’est maille à partir

qu’on a   

sur le champ    ici

s'affairer déjà

 

la tâche coutumière

   la peine journalière

   - le pain quotidien -

c’est à notre main

 

l’actuel  en tant que tel

actif  présomptif agité

frais du jour

n’est pas inhabituel

 

le train-train d’hier va

sur les rails de demain

 

il s’agit nommément

de management    d’agencement

... de remuements

à nous confiés en main propre

pour un moment

 

ce qui est au gout du jour

s’entend de vives voix

dans les radios sur les écrans

le voilà vite sur toutes les lèvres

        

 

la journée se lustre  le temps la patine

c’est à porter à son actif

 

 

°°° un jour comme les autres  ou sans pareil ?°°°

un impromptu    et tout est rompu

   à l’imprévu rendu

    promis à l’aventure de l’invécu

 

un grand jour ?

quoi donc viendra l’illustrer ?

luxes   luxures et lucre

ou luttes ...

 

on en revient toujours là

 

fastes frasques tout à trac

et fatras

et fracas

 

le jour nous met dans le même sac

le quotidien nous fait contemporains

 

 

 

Que ce jour fasse date

ou s’offre à s’oublier sine die

l’aurore reviendra demain

remettre ce qui est à refaire

 

CARMIQUEL  Aubes

    (La Donne du Temps)

 

 

 

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4 décembre 2018 2 04 /12 /décembre /2018 18:43


Que dire de rien ?

Tout aurait été dit ? 

Rien ne le laisse penser.

Qu'il ne soit pas dit  qu'il n'y a rien à dire de rien. 
je vous le dis       l’air de rien
           un rien rieur 
         un brin blagueur

Il y a des mots pour le dire 
les mots de rien du tout 
les mots du tout ou rien
c’est pas rien

qui s'en préoccupe ?
aucun    c'est dire
... ou bien les bons à rien   pour pas plus en dire
et les moins que rien qui toujours en rajoutent


le rien-du-tout ne rime à rien

mais ce qui rime a cent raisons 
de parler bien

pour tout dire
tout est dans tout
et partout

y a de quoi dire 
 

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8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 17:41

 

Si seulement on pouvait se compter

savoir!

savoir qu’il y a en d’autres

 

Si seulement on pouvait se voir dans l’ombre

savoir si l’on fait nombre

savoir combien nous sommes

si nous formons un petit  nombre

un cohorte une horde...

  pas tant que ça?

à peine deux ou trois?

  plus qu’on ne veut le croire?..

 

Seulement pouvoir

tousser dans le noir pour voir

agiter les doigts  une main   et voir!

un des nôtres

un d’entre nous

un de nous

 

Se voir!

Seulement connaître le lieu

  où s’échangent les sceaux  les timbres

savoir l’endroit

où passent les consignes les signes

  dans l’ombre et sans encombre

 

Seulement avoir!

le chiffre de notre nombre

au moins pouvoir se dénombrer

savoir au moins pouvoir compter

compter sur nos membres

s’appuyer l’un sur l’autre

 

Au moins avoir!

non pas nos noms 

ni la raison de nos faux-noms

mais nos pseudos

une clé  un code

un numéro

 

Savent-ils seulement notre nombre?

Ils n’en croiraient pas la nouvelle

leur gorges chaudes s’étrangleraient

Nous qui ne savons  ni qui  ni combien

mais que nous sommes

et que nous faisons un!

 

Si seulement…

… le temps de prononcer les noms

des livres que nous conservons

leur souvenir  leur renom

et leur promesse qui nous tient

comme un serment.

 

 

            CARMIQUEL, Si seul(s)   

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6 octobre 2018 6 06 /10 /octobre /2018 07:11

 

 

 

FAÎTAGES

 

le ciel

  par dessus le toit

si bleu si parme

vexe l’alarme

 

le soleil

  hiémal au-dessus le bois

cime qui flambe

verse sa lave

 

au loin

  indécis hautbois

l’orage

tait son vacarme

 

la foudre

adoucit déjà

ses feux ses flammes

 

l’ondée

  par dessus l’étang

crible et mitraille

   - et ce

     s’éloigne

 

le vent

  qui forcit le soir

s’il pleut  se calme

 

l’air

  radouci de soi

sinueux aimable

berce les arbres

 

au ciel

  obscurci du soir

du bleu s’attarde

 

l’étoile

  par dessus le ciel

cible si pâle

perce sans mal

 

CARMIQUEL Faîtages (CANTAINS)

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21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 08:00

 

 

l’aubépine et l’églantier ont fleuri dans les halliers

blanchi les haies les bosquets

 

la grive y vient grapiller ce que le merle a brigandé

des graines éclatées des baies

ils rapinent les fourrés

 

cette sourdine sans discontinuer

c’est la fièvre d’un guêpier

 

la colline déventée ne frémit d’aucunes risées

mais plus haut l’herbe - c’est du blé - est dans l’air tournoyée

 

quand mars aura passé en entier et qu’avril prendra pied

l’églantier aura remis des épines et l’aubépine sa feuillée

 

 

CARMIQUEL, L’Aubépine et l’Eglantier

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7 septembre 2018 5 07 /09 /septembre /2018 13:01


    COMPARUTION


Commencer... 

c’est comme si... comment comparer ?
ça parait comme 
    un envoi  
                un envol  
                            un éveil
 un vent se lève

c’est paré !

commencer    partir  
c’est comparable 
vent  voilure  aventure 
c’est comparé et pareil

tout comme                            
panne et menace
orage  et  colère
escale  et relâche 

il y a comme  une entente  un accord  une parenté

apparemment  c’est parent
c’est parlant

il y a
une latente proximité  une patente intimité  une parité
la complicité  même
  et son accomplissement

et ainsi
    l’eau  le bain
    le courant  la course
    l’espace  les embruns

ça partage une part en commun
rapporté à l’un l’autre chacun y a sa part
pas pareil par ailleurs 
        mais par ici en pleine part

un semblant ressemblant bien réel
 s’y contemple en regard 
ce qu’a l’un l’autre en compte au moins autant
en partage largement 
    le rire   la cascatelle
    le coeur   le foyer
    le sang  la sève
    le bain le baptème 
    l’épaule   l’épanchement

des expressions
se ressemblant  se rassemblent
se présentent à l’esprit
l’une emmêle ce qui est d’elle à ce que l’autre appelle
et celle-ci empiète sur celle-là qui s’en complète 
    le complot  le souterrain 
    la fourmilière  l’humain urbain
    l’averse    le regain
    la jeunesse le printemps

de conserve et de concert  
des concepts s’acceptant
ensemble se ressemblant  
allant d’amble et d’assentiment

comparables   compatibles

l’eau qui goutte au décompte du temps
le reflet du nuage dans le ruisseau qui passe
les migrateurs qui ne nous voient pas 
    et nous qui restons là

quoi de plus communément admis
de plus commodément compris

et si ça sonne très proche
   ça s’entend pareil davantage
    comme vivres victuailles avitaillement
    nuées et nuitées
    baignade  et naïade
    silence et connivence
    l’apparat pour la parade
    l’hymne pour l’hymen
 ainsi
    cristallins l’air et sons le matin
    accablés et sourds en plein août

le convoqué évoqué 
   c’est son pendant  son dépendant
l’entente est patente le lien régalien
    l’attelage  le joug  
    la chaine  l’entrave
    le lit  la maladie

comment au dedans de celui-ci
cet autre a cependant son pendant
son pesant
son pendant et son répondant
comme sa caution    son aval
    la beauté  l’élégance
    la grâce  l’excellence
    le sceau dans la cire
    le serment dans le sang

compatible et comptable

parfois même ça se passe pendant 
coïncidence    accointance
    l’allégresse et le départ
    l’arrivée des secours   la levée des brouillards
    la pluie  le deuil
    les lointains   le dernier regard
    le final  la tombée du jour


le présent et sa représentation
            en regard l’un de l’autre

des instants  dans leur intime se côtoient
    la sortie de l’école et  un envol d’oiseaux
    l’aveu  les yeux aux cieux
    le remord   le sanglot
    le plein jour le succès

l’événement et son instrument
le signe et le signal
    la main levée et la bénédiction
    la sentence le maillet qui s’abat
    le talon  l’impatience
    l’ordre et le coup de fouet
    la haine et la rafale
       le soleil du matin le salut qui revient
    la bonne fortune dans la pleine lumière

et si la simultanéité ne faisait alors
rien d’autre que de confier le secret de choses fiancées            
s‘être rassemblé c’est se ressembler    
se rapprocher   se raccrocher
        s’être retenu
           c’est s’être reconnu 
c’est sensible et saisissant
imparablement comparable    

dans ce rapprochement 
proche est de prochain : proximal maximal
tout autant que de prochain : prophétique et fatal

si la figure formule
l’appariement est pressentiment
et la formule préfigure

c’est comme un prescience     
    que fin est fragile
    vert est jeune 
    et brun mature
    
    que limpide est tranquille
    sable stérile
    marais malsains
    
voire une prémonition
    dentu  féroce
    croc   venin
    mais le duvet attend la caresse
    la fourrure offre refuge
    le miel fait médecine
    et le fiel assassine

 les couleurs les son et les formes présagent
 
sous tel rapport
 si  l’un et l’autre font la part de l’accointance 
 il y a celle de l’inconscience

l’intuition d’une prédestination ? 
            
    l’airain est pour la gloire 
    le bronze pour le glas
    le seuil pour le pas
    le pré pour le combat
    l’île pour l’exil
 

comparer apparait comme 
révéler les entités reliées en vérité
        alliées en leur appareil
apparier les apparences dépasser les coïncidences  
raviver en évidence les connivences

dire comment c’est...
c’est comme 
        ... si tout commençait
                            
c’est comme si... comment comparer ?
ça parait comme 
    un envoi 
                un envol  
                            un éveil
 
l’appareillement   l’appareillage
l’émerveillement de l’apparaitre

il y a comme une parenté  une entente un  accord
une parole accomplie 

tout apparait
tout parait et ensemble 

tout comparait 


                CARMIQUEL  Comparution
                         (La Paye des Mots)

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16 août 2018 4 16 /08 /août /2018 17:43

 

Il pleut des cordes     fracas monocorde   comme tout s’accorde                  

la brique et le broc       le coeur le corps        au fond tout concorde            

le chantier   la route    ce n’est pas un tracas   avec tout  ce fracas

 

on n’attend plus personne     le jour marque le pas    °°° tout ce qu’on fera pas°°°

 

ça sonne    ça résonne          on est là pour personne   

 

on est fait de bien peu      la peau    les os    le sac    la corde

 

qu’est-ce qu’il tombe          des tonnes des trombes           une hécatombe               

un long décompte  de gouttes d’eau              j'en demande encore   

on est comme il pleut        indifférent    dolent          pas mécontent vraiment       

agacé     apaisé       parallèlement                  S’il faut un lieu     

c’est le pas de la porte   l’avancée      la varangue    l’avant- toit de la véranda   

tous  à la même enseigne        faute de mieux    quel rideau tombe !

il pleut  rigide       clôture   palis : la pluie       en face c’est un autre rive        

c’est de la pluie pas plus        y a pire           c’est un bien pour un mieux

la pluie    puis la pluie     continûment     durablement

le ciel existe   la preuve     il est à verser tout ce qu’il peut

ça dégouline      la mandoline n'est pas plus cristalline    que les chenaux

Il pleut   il mouille    et les têtes de gargouilles ont le nez qui coule

il y a comme une patience dans la touffeur  comme une indulgence dans la tiédeur

 

il pleut comme ça veut      rien plus      mais toute la pluie tient toute là

pour ailleurs on doute        on voit pas le bout de la route

il pleut   à verse         jusqu’à tant qu’il en reste          le ciel se déleste    

on peut bien peu contre les eaux        tout s’éboule sans le vouloir

ça tombe  comme les cailloux de la fronde       ça s’effondre         ça dévale

c’est déglingue   bruits de zinc  de tringles     des bâches claquent

la débâcle    manquerait plus qu’on débloque       et la vue  flotte   

comme sont élastiques  les branches d’arbres   l’herbe des prés

 

toute surface   lustrée comme de plastic  un parquet astiqué

 

il pleut  en règle      tout le ciel tient tout dans cette pluie là   

 

le temps n’y fait rien   l’eau entend ne pas en rester là

 

ça tombe bien   on doutait de rien    ce vent loufoque     cette flotte   

 

on s’en toque  il est temps que l’on défroque     ce temps me botte au fond

 

la vie décroche  l’éclair provoque aucun sursaut   le coeur reste  au repos

 

le vent s’assagit    il pleut   des brins      des bribes     la pluie tombe pile on reste là    

 

à l’abri       chaque chose      sous les gouttes    a son bruit

 

c’est suffisant    on attend      à chaque pluie sa manière de pleuvoir

 

le temps est à son affaire    aujourd’hui c’est pluie     il était bien temps

 

 

CARMIQUEL Ondée

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9 mai 2018 3 09 /05 /mai /2018 13:53

En mai  fesse qui te plait.

 

Universitaires : des facs aux chaires.

 

En chaire et on ose !

 

Émeutes : trouille aux maîtres . Feux aux cultes.

 

L’imagination au pouvoir ! Le savoir au placard !

 

L’Élite ! La Crème ! Et si on changeait de laiterie.

 

Des slogans de fer pour des lendemains de velours.

 

Révisionnistes : du passé faisons fables nases .

 

Pacifisme : il faut pas s’y fier.

 

Les révolutionnaires devraient libérer les lieux.

 

Au cachet ou au cachot, voilà le sort de l’écrivain.

 

L’impropriété c’est le vol

 

La chair est triste et les gélules délivrent.

 

Tu supplanteras ceux que tu as semé.

 

La culture dépend beaucoup du milieu, surtout pour l’herbe.

 

Pamphlet : la Muse gueule.

 

Dans le bourbier  l’éloquence est vaseuse.

 

Certains pour occuper le terrain n’hésitent pas à pratiquer la terre brûlée .

 

La dictature du prolétariat :  la faucille, le marteau

L’enfant-roi : la pelle, le râteau

C’est toujours quincaille et Cie .

 

La politique de la chaise vide fait cache mal la tentation  de ceux qui la pratiquent de pousser l’effort  jusqu’à la chaise percée, au fond.

 

Tout dans le socialisme est louable. Mais  préférons la propriété. Pleine et entière et de libre exercice.

 

Ils se sont battus étudiants, ils continuent en retraite

 

Les clés du pouvoir sont toujours à la Conciergerie.

 

Demander l’impossible est le fin du fin du réalisme, car ce faisant on rend  le réel hors d’atteinte, le modifier impossible, et donc on le préserve, on le sanctuarise.

 

Du racé faisons table rase;

 

Les murs ont la parole.  Ils portent plinthes.

 

Jésus s’inquiétait « avec quoi salera-t-on ? mais il dénonçait ceux qui se beurrent.

 

Les Combattants. battent le pavé, les lutteurs l’estrade, les esprits simples la campagne.

 

Les nudistes étaient pressés d’en découdre, les végétariens vous auraient mangé tout cru. Camping sauvage !

 

Sous le pavé, la plage ; sur la plage, le pavot.

 

Mai 68 a fini en 69 .

 

 

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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 10:00

La culture c’est ce que je cultive.

 

La culture c’est tout le savoir partagé de ceux qui savent un peu sur tout

 

La culture c est de ne pas trouver tout naturel

 

La richesse se partage, la pauvreté se propage.

 

La réalité est  mieux révélée révée que seulement vue ou vécue.  

 

L’optimiste déploient tant d’efforts à pour minimiser les soucis, les craintes, les mauvais signes qu’on en vient à jalouser l’équanimité imperturbable et rassurante du pessimiste patenté.

 

La dette jamais ne se rembourse mais toujours se paye.

 

Une lampe sourde accrochée à un mur aveugle, n’est-ce pas parlant quelquefois ?  

 

Muette la tombe ; muette grande douleur ; grande muette l’Armée. 

 

Entre volupté et félicité il y pas à hésiter ni a opter.

 

Définitions dernières :

 

La Grâce : le mystère un instant retrouvé du comment les choses se sont faites.

 

Ossuaire : abri d’abattus.

 

Chaos : cas où tout cahote, capote.

 

Presse : mouroir de lettrés potentiels  

 

Sodomie : ainsi la Bible, la baise d’hommes en duo, dénomme.

 

Sado /maso : où est le penne et rein se gâche. 

 

Brutasserie : prendre la Licorne par les pectoraux.

 

Siphillis : dans la grappe le pépin

 

Pamphlet : la Muse gueule.

 

Universitaires : des facs aux chaires.

 

Communitariste : comme une otarie.

 

Télévision : parloir de lettrés prétentieux.

 

L’électron est à l’électricité ce que le litron est à la littéralité.

 

La chair est triste et les gélules délivrent.

 

La vérite passe par la verrition, sept fois dit la sagesse ; par la vérification, dit la science.

 

Mahométans, maouse méthane !

 

Partouze : par six types passé, passif (« gang band » ).

 

Baise : de la proue à la poupe, prouesses pulpeuses.

 

Partie fine :  le vice accru s’y forme. 

 

Les révolutionnaires devraient libérer les lieux.

 

Idéal agreste : le chat, l’ablette et le petit lopin.

 

Il n’y a d’envahissement que suite à l’affaissement

De hautes rives ne craignent pas les crues.

 

Des slogans de fer pour des lendemains de velours.

 

Émeutes : trouille aux maîtres . Feux aux cultes.

 

Pacifisme : il faut pas s’y fier.

 

Pour embellir ?  emberlificoter !

 

Ralentisseurs, bandes rugueuses, blanches, pointillées, continues, damiers, losanges, chicanes, dos d’âne… À qui profite l’embolie ?

 

On ne revit par l’imagination : on s’imagine revivre

 

Les choses ne parlent qu’à ceux qui ont lu.

 

L’écriture fait voir la parole à l’entendement

 

Pierre qui roule, à la fin s’émousse.

 

Bière qui saoule, c’est faute à la mousse.

 

La Gauche croit au « trésor caché » sinon dissimulé, la Droite aux gisements inexploités sinon ignorés encore.

 

Au cachet ou au cachot, voilà le sort de l’écrivain.

 

La ruine l’effondrement, ne vient jamais par un coup de boutoir, une poussée mais par un coup de ciseaux. Il faut deux poussées de sens inverse, la seconde venant à l’opposé de la première , celle justement où l’on résistait vaillamment. 

 

Le succès, le redressement n’est pas consécutif mais paradoxal.

Quand il a eu lieu, quand on est déjà au-delà.  Mais se remet-on dans le moment ; de tous les probables c’était le moins saillant   qui  fut le plus décisif.

 

Dans l’imagination c’est un savoir qui est à l’oeuvre.

 

Je sais bien peu du savoir de l’autre.

 

Quand c’est intelligent tout le monde comprend; Tout le monde comprend que c’est intelligent.

 

 

 

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