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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 14:56

 Novembre s’achève. Ce mois où une grande partie de la Terre fête tous les Saints et se recueille sur ses morts aura connu un deuil élargi à la planète entière, le premier deuil peut-être de la société mondialisée qui vient…

Le héros ou le saint incarnent en sa personne des archétypes. Steve Jobs fut de ceux la.

Roi du monde numérique il avait connu l’usurpation puis l’exil, la lutte pour la reconquête de la légitimité et enfin la restauration.

Petit Prince de l’ordinateur, à vingt ans il était l ‘Édison de son siècle, le génie de l’inventivité américaine au service de la consommation la plus largement démocratisée.

L’enfant? Le fils d’un de ces immigrés. acceptés sur les terres du « Nouveau monde » mais rejetés par les familles installées, il fut un Moïse abandonné par sa mère.

Avec la « génération hippie » il céda à la tentation de l’Orient qui travaille les U.S.A au fond de l’âme. Spiritualité, frugalité, rigueur morale: un nouveau type de Patron apparut aux yeux du « Vieux Monde » éberlué. Sa stratégie de reconquête du marché informatique, il la bâtit, non pas sur le jeu ou le Porno, mais sur le marché de la musique (et le cinéma d’animation: Pixar). L’iPod et iTunes lui offrirent un trésor de guerre colossal qui lui permit de mettre au monde l’iPhone. 

Sans doute la jeunesse mondiale communie-t-elle depuis un demi siècle dans la musique (c’est à dire y consacre la plus grosse partie de « son » « argent de poche » ) mais elle représente aussi d’énormes sommes  dépensées pour son éducation. Dans la plupart des pays du monde le budget de l’Enseignement tient la première place. On se prend à imaginer ce qui serait sorti de Apple si Steve Jobs avait porté sa réflexion sur ce marché…

Repose en paix Steve Jobs.

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 15:19

 

Les mains dessinées, sur les parois des grottes préhistoriques sont considérées comme les premières manifestations de l’Art. 

Nous ne sommes pas si éloignés de l’homme de ce temps et cet avènement n’est pas si impensable si l’on y songe... Essayons.

L’homme de ce temps en sait autant que nous sur ceci: les choses vues peuvent se redoubler dans leur représentation: la lune dans le lac, la berge dans la rivière…là et aussi plus loin,bas. Mais hélas le reflet, avec l’aube ou à la nuit, disparait avec la vision.

Après certaines disparitions cependant, il sait que quelque chose peut rester: des traces. Au passage d’une horde, des empreintes de sabots, des griffes… quelque chose a été là. Non plus le reflet mais le souvenir. Plus là mais représenté.

Et dans l’argile molle de la rive, son propre poing aussi, la forme de sa main… Exprès, par volonté Le jeu est ouvert. Apparition des formes, là sous ses yeux, et multipliable.

Dans la glaise il les surligne d’une incision d’un roseau éclaté, d’une ligne de petits coquillages…

Il se passe même de l’empreinte et dessine «  à main levée » à côté, sur le sol vierge, un peu de lui qui n’y était pas.Qu’il retrouve le lendemain.

Autour et sous son « oeuvre » il découpe une épaisseur de matière. Voilà sa main transportable, transportée, laissée à sécher, cuite pourquoi pas. Durable. Au point d’être là encore sous les yeux des siens quand son « auteur » ne sera plus là.  

 

Dans la grotte qu’il occupe menace l’effondrement des parois. Dans son esprit, tenace, le souci de les retenir...

Il va rendre présentes ses mains sur le roc menaçant.

Il y faut ici des outils, des matériaux, des produits,(grattoirs, roches et poudres colorantes, soufflette…)., de l’attention, de la patience...  

C’est l’art qui fait la main sur le mur. Ce n’est pas la magie.

La magie n’est que la croyance que la mort peut être trompée par une fausse présence comme le rapace par une  silhouette-épouvantail. 

Une vraie main à mis tout son art à faire une fausse qui mystifie le destin. Ne soyons pas trompé, à notre tour: l’oeuvre de l’art c’est la main là sur la paroi. L’oeuvre de la magie c’est cette voûte qui tient et ne s’effondre pas.

Désormais l’homme peut s’absenter, il a déjoué le temps, il sait mettre sa présence au monde. Et désormais, même dans la mort, si la magie lui survit, il survit, lui, par l’art.

 

 

 

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 08:26

L'alcool conserve les cornichons, attire les parasites, rend prolixes les cafards.

 

En mai, fesse qui te plait.

 

Prêter l’oreille à son prochain par l’entremise d’un téléphone mobile vous expose au cancer de l’encéphale. 

 

Un mauvais coucheur fait rarement un bon baiseur.

 

Petite mort: c’est bien mourir un peu que de partir.

 

Qui veut faire l’ange m’embête.

 

L’exemple d’un tiers vaut mieux que deux tutorats.

 

Un bien à toi vaut mieux que deux que tu loueras.

 

En banlieue la lune aussi ne fait pas de quartier.

 

O.N.U qu’il est profond ton silence.

 

Un vieillard qui meurt, en Afrique spécialement, c'est une bibliothèque qui disparaît. C'est aussi bien quelque fois une armoire à glace.

 

C’est assez des baleines et des boutonnières proclamèrent les femmes aimant zipper.

 

Douce écossaise: kilt en soie fait sa volupté.

 

Celui qui n’y voit que du feu, n’est pas près d’en venir à bout s’il n’y voit goutte.

 

Le mieux est l'ennemi du bien: faute de mieux.

 

Souvent houri varie, bien fol est Khadafi.

 

Les voyeurs manquent souvent de tact.

 

Les murs ont la parole, les portes aussi. Voir n'importe quelles chiottes.

 

Avec l'âge, la vessie lanterne.

 

Va-t-on récriminer contre le géant que l'on trouve trop petit en raillant son haut nanisme?

 

On s’accorderait bien volontiers, malgré une étymologie erronée qui ferait remonter « sacré » à « sacrum », avec certains qui ne nous parlent que de leur « feu sacré ».

 

Est-ce par accident que la poche-revolver est si proche du trou de balle?

 

-C’est pour l’Évêché?

-Oui, pour les troncs.

 

Avec l’hostie venait l’Esprit-Saint. Mais avec le chewing-gum?

 

Un cercle serait-il plus rond si Pi faisait 3,14120 ou mieux encore 3,732?

 

Les grandes questions sont muettes.

 

Qui va chercher midi à quatorze heures, ne sera pas rentré à une heure. Ni à l’autre.

 

S’il est midi toujours quelque part, il n’est pas partout Paris

 

Pour me froisser, vous repasserez!

 

Le baiser fait oublier les dents.

 

Plein d’argent n’est pas mortel.

 

Avec le sexe comme avec l’intelligence, nous faisons avec ce que nous avons.

 

« Deviens ce que tu es… » Par la méditation? La macération? La mutilation? La musculation?

 

 

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 08:52

Un texte de Carmiquel a été retenu par les lecteurs du site Oniris.be.

. On y trouve des nouvelles (dix catégories) et des poèmes (sept catégories)

 

 

Voici comment le site se présente dans sa page d’accueil:

 

Oniris se veut un site vivant. En effet, vous trouverez ici une véritable communauté occupée à toutes sortes d'activités comme l'écriture, l'évaluation des récits, l'échange d'informations littéraires ou linguistiques, ou encore la correction orthographique et typographique des récits reçus afin de présenter les publications au meilleur niveau possible. Sans oublier les moments de détente et de récréation...

 

Et il tient en effet ses promesses.

Ce site mérite la visite: http://www.oniris.be/

 

 

TAMBOURS BATTUS

 

Tape tape

c’est que de la peau

de la peau qui en a vu déjà trop

Tape

il y a là

 que du cuir et du bois de cageot

 que cuir cuivre 

zinc nickel 

stainless steel 

pacotilles

Des coups 

c’est tout ce que ça vaut

 

Sens ce qui vient par la peau

l’impatience partout a le même tempo:

 cliquent les doigts illico

   pianotent les ongles le bureau

     tambourinent la main au carreau

       talonnent les pieds le lino

la colère déjà montre son museau

 

Frappe comme tous ceux-là

sur la porte de son tacot

sur le plancher de son studio

sur le flanc de son rafiot

Ils tapent et toujours crescendo

mécano   flamenco    bosco

  et la rage trouve ses propres mots

 

Tape

avec tous ceux-là

les bidons de vidange dans les Texaco

les steel-bands  plazza de Mayo

les gongs-vaudous près des braséros

 

Agace la soie des tympans

froisse le daim des plexus

griffe la corde des nerfs

les plèvres ont des soubresauts

    la fontanelle ou le pouls

  les membranes se mettent à l’écho

 

Yeba     come on 

tu es dans le vrai on y va

-dans le mur? qui va croire ça

 

Ronfle  roule grêle mitraille tonne

Fais nous les pluies   la crue qui dévale des rios

Fais nous

l’orage l’éclair et la panique des broncos

encore

les tirs du volcan tout là-haut

  les rocs déboulent des Mornes hauts

    et la lave vaporise l’eau dans les lits des ruisseaux

la panique

et tous les appels aux radios 

 

Ca donne cogne  

y a du rebond du répons

l’impact réplique à l’attaque

tac au tac

le cuivre électrise

le cuir tétanise

De quel timbre est la peau?

 

Cogne tes coups 

ça sonne ça saoule

d’un swing vise les abdos

soigne ta gauche lâche tes coups

ta droite!      insiste   furax 

au thorax  

Ray Sugar swingue sur Mingus

Ali Cassius jerke sur Hendrix

Entends là-haut l’écho des bravos

Ça sonne et ça tangue comme un k.o

dans le tête c’est comme

la chute de ballots

dans la soute d’un cargo

 

Debout  

tape  cogne  

pare 

Tes bras contre des corbeaux

chassent tes visions de schizo

 

Contre t’as même pas 

une latte comme Cyrano

seulement deux bouts de bois de fagot

 

 

Le soleil est déjà bien haut

-et pour ce jour...

de la peine plus qu’il n’en faut...

 

Assez de faire le gros dos:

quelques claques comme dans un dos

la main cherche le contact 

du muscle

  de la peau sous le maillot

Topons la peau de nos paumes

and We go

 

Frappe

Passé les premiers coups

le silence est de trop

la cadence sort de l’incognito

au thorax s’anime un staccato

le pouls saccade de ressauts

Du rythme c’est tout ce qu’il faut

-et les compteurs repartent à zéro

 

S’écroulent les murs de Jéricho

partout  partout  Ground zero

les vitrines 

les façades 

les projets mégalos

calvin kelvin hugo boss renzo-piano

de Houston à Oslo partout les même zozos

y en a que pour les escrocs

look plouc   fringues dingues design inox-plexi

déglingue 

A la casse ce toc 

ces fourbis de neus-neus

dézingue

ces caisses customisées

de ces zins -zins camelotés

bouzille  

massacre c’est que du toc

T’es bon qu’à ça qu’à casser

Caillasse! casse! 

c’est classe...

 

Tant que toujours tu auras 

des paumes des doigts

et des ongles dans le gras de la peau

Tape

tant pis  tant mieux si c’est toi que ça sonne

 

Dis

les mains qu'on cloue les bras qu'on ligote

les poignets qu'on menotte

les souffles qu'on garotte

 

Hache à bras raccourcis

la tête est pas loin du billot

le cuivre tinte le cuir gongue 

 c’est l’heure c’est maintenant 

l’approche  la menace  l’imminence

la pierre aiguise le couteau

les Marrons courent aux flambeaux

le fer se trempe sous les marteaux

il est tranchant comme une faux

 

Et à toi de dire ton mot

tu l’as au bout de tes pinceaux

de tes baguettes de mikado

 

joue  de la vie le dernier écho

la roulade  de la marche à  l’échafaud 

le ra  à l’arrivée du bourreau

la salve sur le fusillé lié au poteau

roulements roulements toujours

avant le grand saut 

le double-salto

 

Dis

plumiers,crayons, stylos

qui martèlent 

les pupitres, les bureaux...

Pour l’âne le bonnet est de trop 

 

Dis

le grabuge des coups de talons

des enfants des colos

humiliés d’une brimade de trop

 

Dis

la bronca des taulards à coups de plateaux

sur les tables du resto 

ils saluent le fuyard

par les chiourmes rejeté au mitard

 

Dis

sur le bitume les chocs de deux mille croquenots

le pas en colère de mille métallos

leurs bras levés parmi les calicots

 

Nos peaux c’est nos peaux, c’est la peau de nos dos

nous n’avons qu’elle et nos os

toujours sur eux s’abattent les lassos

les torses sont courbés devant les vétos

la colère veut dire son mot

la révolte arracher le garrot

 

Décharge tout ce qu’on t’a mis sur le dos

qui éclate les temporaux

spasme colapse trombose tétanos

sangs qui te rongent jusqu’aux os

rock and ball baise and roll

ça saoule çà swingue

ferme les yeux

c’est jazzy et tango

 

Balance et va calypso:

dans ta main c’est la carte du capo

abat abat c’est toi qui as l’atout

Reno! à nous le gros lot le jackpot

 

Et les caillots forcent dans les vaisseaux

« veine énorme »   la jute    Rainbow!

 

CARMIQUEL  Tambours battus

 

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 09:04

SERVICE COMPRIS

Comprendre ne demande pas plus d’effort que ne pas comprendre. Il n’a pas forcé davantage celui qui à compris comparé à celui ne comprend toujours pas et qui force encore. 

Celui qui s’efforce beaucoup et ne comprend rien n’est pas plus déconcertant que celui qui en fait peu mais comprend vite

On en voit qui ne font rien pour comprendre (ils croient souvent avoir tout compris…).D’autres qui s’échinent à comprendre et pour rien. Au final ils n’ont rien compris. Et d’autres qui comprennent tout de suite. Ni le temps ni le travail n’ y ont fait en l’espèce. 

 

Apprendre et ne rien comprendre, on peut.

On ne nous apprend pas à comprendre!… (Air connu).

C’est qu’on n’apprend pas d’autrui. On apprend de leurs oeuvres.

On apprend plus de celui qui explique du fait qu’il explique que de ce qu’il explique.

Il y a ce qui relève du magistère et ce qui relève du mystère.

On n’apprend pas ce qu’on a compris car il est difficile de faire comprendre ce qu’on a compris.

On n’apprend pas à comprendre. On apprend à apprendre. Autrui nous aide à apprendre. Rien ne nous aide à comprendre. Comprendre ne relève pas du travail mais de la trouvaille.

 

Apprendre n’est pas comprendre.

Il y a un savoir qui nous vient d’apprendre: le savoir. Et un qui nous vient de comprendre: la connaissance, l’expérience

On peut longuement apprendre et jamais vraiment bien comprendre.

Le temps ne fait rien à l’affaire; il y avait quelque chose que je n’avais pas compris et soudain, et maintenant quelque chose que je comprends.

Quand on a compris il n’y plus rien a apprendre pour comprendre. On ne s’augmente que de savoir. Il y aura toujours du savoir que nous ne saurons pas mais dans la connaissance comprendre clos. Commence alors le plus difficile: comment rester véritable;  cela s’est fait en un instant. Mais combien de temps pour arriver à ce moment!

Le savoir est mesurable, vérifiable, convocable, la connaissance est ineffable, évaporable.

De la vérité on ne fait jamais la preuve. On en fait l’épreuve.

Avoir l’intelligence de quelque chose c’est souvent n’en pas savoir grand chose, et d’un savoir d’ailleurs appris de personne, mais en savoir quelque chose d’un savoir appris de la chose même Toute la connaissance du monde ne mène à  rien si elle ne descend à l’intelligence des choses.

On apprend pour savoir, on travaille.

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 05:37

« On n’a jamais été aussi près d’un cessez le feu », analyse le commentateur…

On veut bien le croire.

Peut-être en effet la dernière fois en était-on plus éloigné.

Et la fois d’avant on l’était sans doute un peu moins que la dernière fois.

Un autre fois, semble-t-il on en fut pas moins loin que l’avant dernière fois. 

Ou un peu plus, on ne sait plus, mais pas tant que cette fois.

 

Tout porte à croire en tout que ce n’est pas pour cette fois mais pour une autre fois. Mais quand?

 

C’est se tromper que de croire que la fois prochaine sera nécessairement la bonne,

 

On peut être au bord et n’aborder jamais… L’espace ne dit rien du temps.

Du reste quoi de plus près de la Paix que la guerre. Qu’y a-t-il entre, et quoi?

Entre la mer et la côte qu’y a-t-il de plus au bord de la côte que la mer?

Qu’il soit en haute mer ou prés du rivage, de l’autre côté de l’horizon ou « en vue » du rivage, le Capitaine ne se trompe pas beaucoup à dire qu’il approche.; qu’il est proche. Autre chose est qu’il accoste.

On peut être prés et prés de encore faut-il être prêt et prêt à.

Après de longues course, il répugne aux marins de devenir terriens.

Aux guerriers d’entre dans la paix.

En attendant contentons nous de l’abrutissement par l’espérance.

 

 

 

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 11:37

Q:- Faire intervenir en classe des appareils spécialisés n'est pas nouveau...

R:- Il convient de se demander pourquoi en effet, le projecteur de diapositives, l’épiscope, après un certain engouement, au début, sont sortis de l'usage assez rapidement et s'ils survivent, c'est dans quelque classes rares et spécialisées, quand l’établissement, lui, propose des dizaines de salles sans équipement.

Il convient de se demander aussi pourquoi la cybernétique qui a développé tant de machines spécifiques dédiées au travail dans les taches les plus diverses des humains n'a toujours rien proposé aux enseignants qui se rabattent, quand ils y trouvent un profit sur des machines dont la destination et les usages sont pensés pour l'atelier, le cabinet, le laboratoire, le bureau etc..;

Ful-Cran est pensé d'abord pour la salle de classe.

N'est-ce pas là, et dans l'échange du professeur et de l'élève, dans ce moment fondamental où tout (ou pas grand chose... ou rien...) peut passer et se passer?

Alors restons-là, n'en partons plus, dans la salle de classe. 

Bien sûr c'est si tentant de filer projeter ses fantasmes de transformation pédagogique dans le périscolaire, le parascolaire, l’extra-scolaire!.. Cela fait trop longtemps qu'on agit ainsi au point que ce moment, le cours, et ce lieu, la classe sont devenus la macula de toutes nos visions de l'enseignement.  Écartons l'administratif, l'assistant social, le psychologue,  l'animateur, l'intervenant, l’accompagnateur… revenons dans la classe, forçons nous à regarder l'élève et son "instituteur"...

La salle de classe, le cours... 

Avec Ful-Cran le maître est derrière chaque élève et "comme par dessus son épaule", il le regarde faire sa tâche.

L'élève reçoit non pas publiquement mais pour lui seul, sur son appareil un coup de pouce, un rectification, 

À une question posée à l'ensemble de la classe, il répond à travers son appareil et sa réponse ne lui est pas volée par l'élève le plus rapide car le maître a fait un sort à sa réponse en  la visualisant et/ou l'enregistrant.

C'est la carte du manuel qu'il a sous les yeux et non une carte plus ou mois ressemblante là-bas contre le tableau que le maître commente à  force de tracés sur son appareil, sous ses yeux.

Sur la figure de géométrie, le professeur a développé une démonstration. Au tableau, le chiffon, à la fin, aurait tout emporté avec la craie, Avec Ful-Cran, l'élève enregistre la séquence, il la visionnera à nouveau ce soir à la maison. 

Au cours d'une explication, l'élève sans quitter sa place, sans entrer en scène au tableau, peut vouloir apporter une contribution et, le maître lui "passer la main": sa contribution apparaît sous les yeux de tous.

L'élève dispose d'une feuille où figurent des petits carrés dessinés. Dix par exemple; Ou vingt . L’enseignant pose dix questions. Ou vingt. l'élève coche (ou non) à chaque fois un carré. Voilà un QCM vite fait bien fait. Le logiciel numérise, compare la feuille de l'élève avec la feuille-type, calcule la note (/10, /20...), l'enregistre, la publie sur la ful-cran de l'élève.

On peut - on le fera - ajouter d’autres exemples bien concrets…

Rappelons aujourd’hui - pour mémoire- le descriptif d’un ful-cran tel qu’il a été donné dans une précédente rubrique sous ce titre dans ce site:

-C'est un appareil portable et interactif d'enseignement assisté par l'informatique destiné à faire réseau dans une salle (de classe mais aussi de conférence, forum,...) entre les participants (étudiants, journalistes, congressistes) ; Il remplace les supports traditionnels (tableau noir, ardoise, écran...). C'est sur lui que se réalisent les actes faits ailleurs par la règle, la craie, le pointeur laser... Chacun de sa place participe à la démonstration et peut à son tour intervenir sur les appareils en présence.

Il est du format d'un PC portable et de la forme d’une tablette Il est équipé d'un transmission Wi-Fi et d'un mémoire flash. le réseau est piloté à partir d'un PC équipé d'une application logicielle spécifique. 

 

 

 

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 11:36

;=)

L'homme qui parviendrait à faire se comprendre l'homme qui pense que c'est parce qu'ils sont mal payés que les hommes travaillent peu et mal, et l'homme qui fait remarquer qu'ils seraient mieux payés s'ils travaillaient plus et mieux, celui là aurait bien mérité de la "question sociale".

 

Il y a bien de sortes de gens.

Il y a ceux chez qui on aime être invité.

Ceux avec qui on aime être invité.

Ceux que l'on souhaite rencontrer chez ceux que l'on  n'aime pas. 

 

« Veuillez laisser cet endroit dans l’état où le suivant aura plaisir à le trouver ».

 

Le suivant est aussi son prochain.

 

Le sociologue est de ces gens qui vous interpellent et vous demandent tout de go: «  D'où sors-tu? ». L’urbanité n'est pas son fort.

 

Ceux-là qui parlent beaucoup de leur projet: c'est amour de parler, et surtout d’eux. Et il craignent de n'avoir trop bientôt plus rien à dire quant à leur succès.

 

Celui qui arrive en avance est un indiscret et un prétentieux; cela ne le gène pas de vous déranger dans vos préparatifs, et il considère  indispensable de vous imposer sa présence en plus du temps qu'il ne faut.

Celui qui arrive en retard et un énervant et un suffisant: il lui soucie peu de vous faire perdre votre temps et il pense que vous en aurez pour votre argent de sa présence même raccourcie.

 

"Travaille, c'est pour ton avenir" dit-on au jeune... qui ne travaille pas. Mais il a bien compris: c'est au mien qu'il doit travailler, avec d'autant plus d'urgence qu'il se fait court.

 

Le maître de l'histoire c'est bien l'ironie; l'ironie de l'histoire.

 

Le symbole: la précieuse moitié de l’objet que mon père à ramené de son aventure, et qu’il m'a donné, et que j'emporterai quand je quitterai à mon tour ce rivage. Et celui ou celle qu’il a jadis quitté, à regret sans doute, me reconnaîtra à cela qu’il aura l’autre moitié qui ira avec la mienne.

 

À celui qui aime parler de lui, il est recommandé de parler de ses projets, longuement, bien en avance, ce sera toujours ça de pris si l' échec vient les conclure. On peut même dire que l'essentiel aura été obtenu: nous tenir en haleine. 

 

Certains sont si suffisants qu'il leur suffit que tous les autres fassent tout à leur place pour qu'ils n'aient besoin de personne.

 

Avant que d’être utile, il conviendrait déjà de ne pas être à charge.

 

Le projet fait le trajet. le sujet s'y achemine.

 

La culture c'est ce que le savoir fait de nous. Les moeurs ce que les autres font de nous.

 

La civilisation c'est de l'invention: ce que les hommes à leur époque et dans leur milieu ont inventé, ce qu’ils ont conservé, ce qu’ils ont poursuivi, approfondi.

 

Barbare est celui qui vient d'arriver. Dernier venu, il se considère supérieur au premier venu. Et partant supérieur le nouveau au vieux, le neuf à l’ancien. Le dernier cri, c'est le cri du barbare.

 

Le Suffisant ne craint pas de déranger. Il vous dérange, et se figure que vous vous dérangez pour lui parce que c'est lui. 

 

 

C'est par précaution que certains parlent beaucoup avant, parce que après il n'auront que l'occasion de se taire.

Chez le bavard le souci de parler de soi occupe tout au point de rentre inutile l'effort de faire parler de lui. 

 

Qui l’on croise, faut-il le suivre? Car: y va-t-il ou en revient-il?

 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 06:11

Ceux qui veulent à tout prix croire que l'Education nationale dispense un enseignement égal pour tous devraient être capable d'admettre cela: qu'aucun prof ne fait le même cours que son collègue .

Et que lui-même ne fait pas le même cours chaque fois, ni devant chaque classe car il n'est pas à chaque heure également talentueux. 

Qu'il y a des classes qui inspirent, et d'autres non. 

Et que d’ailleurs aussi chaque élève n'est pas selon l'heure, le jour, la semaine, le mois, le trimestre de la même et ardente studiosité . 

Qu’un même cours est reçu de vingt cinq manières différentes chaque fois.

Que personne n’a jamais pu dire quand telle connaissance pour lui aujourd’hui fondamentale lui a été transmise.

Que tous ceux qui veulent mettre de la raison, dans tout cela parlent pour parler.

Pour parler pour ne rien dire. Et pire: taire ce qui est criant: que tout n’est pas pour tous et tout le temps.

C’est parier pour le pire que vouloir tous aient tout à partager sinon rien

C’est s’assurer que tous n’auront que le moins en partage et aucun un peu plus.

 

 

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 14:52

 

 

Autrefois il y avait comme un ligne invisible mais de tous connue à partir de laquelle il était dans l’ordre des choses ou plutôt de la nature, de « passer ». Passer « de vie à trépas », passer « dans l’autre monde ». On ressentait injuste le sort de ceux pour qui la ligne semblait avoir avancé. On bénissait la mansuétude de la Providence envers ceux qui la franchissaient tardivement.

Divers progrès aux temps actuels auraient fait, feraient toujours davantage reculer cette ligne. N’est-elle pas pourtant encore là? Qui marque toujours la frontière du « royaume des Ombres »? Quand on  voit marcher nos pères vers leur fauteuils et qui ne  nous demandent pas  si l’on part, d’où l’on arrive, ni quand on reviendra. Quand on voit venir vers nous étonnées nos mères qui ne nous reconnaissent plus. Quand on voit un ami, derrière les vitres d’un réanimateur, les yeux vides, dans la lueur d’une étrange veilleuse. Quand on voit, dans un parc dont les ombres s’étendent, une  ancienne petite amie à qui un étrange traitement à fait tomber les dents et les cheveux courir comme une amante vers une infirmière qui s’éloigne... Alors on on ne peut s’empêcher de penser qu’ils ont franchi impunément la ligne à eux assignée et errent maintenant dans une vie inconnue ou une mort en vie.

 

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