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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 11:10

Actés de novembre2009

Sur le bas côté de la piste, un Bedford capot levé, c'est la durite cette fois. 

Dans son yellow-cab le chauffeur haïtien ne sait comment faire avec cette oreille qui siffle tout le temps. . 

Et cette idée qui ne lui quitte pas la tête au maçon napolitain que, des déblais du mur qu’il écroule va surgir le manuscrit achevé de  l’Énéide de Virgile!

 

Sous la pluie les Aléoutiennes s’absorbent dans l’indifférence, pour les Maldives, les Carolines, c’est beau temps.

Tout le village suit le convoi; le père est mort et de tous ses fils là aucun ne fait son poids.

 Londres, Paris, Rothko, 

Picasso, Mantégna trois  facteurs des formes et faîenciers des couleurs.

 

Grand calme blanc sur la "Grande Bleue », 

 Nuits des Villes, les fluides électriques vont -courses poursuites dans les tubes des néons; du Néant. 

D’inquiets et fiévreux calculs calendaires président au plan de Téotihuâcan.

 Foutu télé-documentaire qui veut nous faire croire avec sa bande-son que dans ce tohu-bohu, ce brouhaha; cette cohue suit un rythme de mambo. 

L’ongle à traversé plus loin que la peau et l’orange blessée saigne.

 

Dans le cadran la petite aiguille doit, très précisément tout à la grande. 

Les pieds font dans les dunes une piste qui sera Sans lendemain.

 L‘aube marque d’un coup de cymbales l’entrée 

de la chaleur.

 L'homme à disparu, pas encore son ombre. 

Dans la poubelle ouverte en haut, crevée en bas, l’eau de l’orage passe comme un un rinçage et les poubelleurs emportent des ordures propres.

 On casse des trottoirs neufs pour faire 

passer des tuyaux nouveaux.

 Ces bâtons qui dépassent 

des flots, signalent des « coraux » à fleur d’eau. 

Me reste un peu de ma mère au fond de mon nombril. Tendre est l’ennui.  

Un Sentier, un brin d’herbe la mine n’était qu’à un pas; l’enfant est passé, cette fois.

 

Un fruit tombe dans le dos du sourd. 

Comme ils sont nombreux qui attendent dans un poste de Douane!

 À toute cette eau du fleuve, toute cette eau qui passe, la mer est-elle préparée?

 

Ça y est tous les oiseaux migrateurs de l’année sont passés; c’est écrit dans le journal. 

Plus crâne d’un humain qui conserve vivants des souvenirs   des tranchées… de la Somme… du Chemin des Dames.

 L’orchestre, c’est beaucoup de bois: vernis, galbés, creusés, tournés; dans le bois la musique est chez soi.

 Sept chatons dans 

La portée et un avec une étoile au front.

 Du flanc de la montagne on tire les pierres de taille; jamais on ne touche aux galets de la rivière. 

L’homme rompt le pain, le couteau reste dans la poche. 

Tant de cailloux! comment résister à ne pas en lancer deux ou trois sur l’autre berge par dessus le gardon? 

Les lauriers roses apparemment ne savent rien des crues.

 Maria Dolorès repousse à plus tard le moment où elle va dire à son père que son enfant s’appellera, cette fois, non pas  Maria… mais Tiffany.

 Après l’échauffourée, il y a dans la rue des armes, vraies, chaudes encore, et les enfants les emportent vite à leur trésor.

 Sur le Gazon de la Maison Blanche - c’est pas les gardiens qui manquent - deux enfants noires jouent et personne ne leur dit rien. 

Cette longue lignes de plages et de sable c’est toute l’Europe qui s’enfonce sous la mer.

 Personne n’a dit « chut »!.. c’est le bruit du percolateur de l’autre côté du couloir! 


  CARMIQUEL
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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 06:26

Sur les décombres fumants de Berlin de formidables lueurs illuminent le ciel. Déjà si loin qu'on n'entend plus le bruit des obus. Les immeubles   incendiés  couvent un feu qu'ils ont étouffé en s'écroulant. Des hommes, des femmes, survivants, muets, prostrés éprouvent la chaleur de ces foyers comme un bienfait inespéré. Et dans leur esprit cette seule pensée: "comment avons-nous pu vouloir cela?" Car l'implacable enchaînement des  événements qui constituent leur passé montre maintenant ce qu'il  y avait d'inéluctable dans l' engendrement des uns par les autres. Cette lucidité qu'ils ont à cette heure, elle leur parait  si cher payée qu'un sentiment les habite et qui qui sauve encore en eux un  reste  d'espoir: "jamais plus, jamais plus un tel aveuglement ne sera possible...".

Quarante quatre ans plus tard, éclairés depuis les miradors par les puissants faisceaux des projecteurs, mitraillés par les flashs des opérateurs de télé venus de dizaines de pays des centaines de berlinois, au même endroit, abattent la haute façade d'un mur sans fenêtres. À chaque coup de pioche, un seul cri contenu, muet :" Plus jamais..."

Qui fera la liste des "jamais plus".


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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 10:29


Cette rentrée 2009 voit la mise sur le marché d’un « cartable électronique » signé Archos  fabricant réputé de lecteurs numériques. Que faut-il en penser?

L’absurde comme le génial se présentent toujours avec la figure du paradoxe… Et cet appareil n’en manque pas! Voilà un cartable électronique qui soulage l’élève sur le trajet de l’école et un appareil mobile  qui permettrait à l’enfant de rester à la maison.

En effet rappelons-le ce « cartable » (un ordinateur) permet de consulter en ligne les cours d’une sodiété de soutien scolaire par Internet.

En salle de classe il n’apporte rien de plus que n’importe quel autre ordinateur. 


Quelle est donc la différence avec le Ful-Cran?

Le Ful-cran ne répond pas au problème de « par quoi remplacer le matériel encombrant et lourdaud de l’enfant? Comment  lui fournir le savoir sans le Maître ».

Ful-Cran ne veut pas dématérialiser le livre-papier et virtualiser le professeur-chair et os, mais cybernétiser les actions de ces deux-là bien vivants encore et encore ensemble dans un même lieu et même local;

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 10:56
Cliquez (une fois de plus) et ouvrez les yeux:
   vous en aurez, de nos nouvelles.
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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 13:32

La vérité n'est pas le premier souci du penseur. La plupart de ceux qui ont été un jour détrompés entretiennent pour l'hérésie qu'ils ont abandonné  comme un pieu souvenir. La nostalgie de leur foi passée, la douleur de l'apostasie, les drape du lin blanc de la probité  retrouvée!

Bref, ils veulent être toujours dans la lumière, et capter encore les regards!

Aussi qu'importe qu'on ait pensé faux! On a pensé beau!

Et surtout on a pensé, on pense encore et sous de vieux sunlights ou sous des neufs, on s'autorise encore à donner son avis et même des leçons. L'apostat toujours apostrophe.  

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 06:49

Félix TEMPORAIN

Il a son vin. Il le sert exclusivement à ses amis à sa table. Il le fait venir. Il l'a trouvé, l'été, au pays de son beau-frère en courant longuement la campagne .                                                 

 Il a son fromage. Il le fait venir. Un petit producteur. Qui le fait de ses mains; et bio.

 Il a aussi son écrivain. Il l'a découvert à l'occasion d'une séance de signatures dans la grande-surface de sa banlieue. Il ne manque pas une parution. Il commande directement à la maison d'édition. 

À chacun il écrit et ne manque pas de faire savoir ce qu'il pense du dernier cru.

Bienheureux TEMPORAIN

Adolescent, il a lutté pour changer la société. Il en a suivi des meetings!

Jeune homme il a milité pour l'émancipation des colonies. Il en a bouffé du bitume, sous les banderoles, processioné dans des défilés et battu la semelle dans des parkings à attendre à qui donner les valises.

Plus tard il s'est lancé dans la Libération. La libération des moeurs. Il en a fumé des pétards, fait des sittings, des happenings.

Ensuite la libération des femmes l'a happé. À lui le planning des nursings et des baby-sittings.

Il aurait bien mérité du repos. Mais aujourd'hui, il faut sauver la planète. Pas moins. Quand il se lave les mains, il ne laisse plus couler l'eau et il éteint derrière lui quand il quitte une pièce. Quand il a appris combien les bovidés de la planète envoyaient de méthane par le simple dégazage de leur (compliqué) circuit intestinal, il a tremblé! Et lui aussi ajoutait à cet empoisonnement! Depuis il se retient; il n'y arrive pas...

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 11:06

Faut-il, après avoir tant sacrifié à la Foi, tant sacrifié à l' État, sacrifier maintenant autant à l'Enfant?


Combien gagneraient les entreprises d'eaux minérales (voire plates) sur leur frais de transport si elles parvenaient à ramener le litre d'eau bien au-dessous du kilo!


On sent bien notre époque dans cette formule: " N'importe quoi? Pourquoi pas!".


Quand l'État se laisse aller à des pis-aller, il est vite pris pour une vache à lait.  Normal que beaucoup profitent de ses pis à lait.


Au dicton: "Qui paye sa dette s'enrichit." a succédé: "Qui revendique un moratoire se grandit."


Comme ils sont agaçants tous ceux-là qui sont venus s'excuser d'être là!   


On sent chez certains qu'ils ne pardonnent pas au Passé d'avoir été là avant qu'ils arrivent.


BESTS SELLERS

Le genre littéraire le plus fourni de notre époque n'est pas le roman ni l'essai mais le mode d'emploi. C'est sans doute, pour beaucoup la seule occasion de lecture si l'on excepte les affiches sur les bordures d' autoroutes, bien fugaces; les tags, un peu abscons et les T-shirts des filles, trop émouvants.  


Parmi les avantages liés aux métiers surtout anciens, celui du peintre de pouvoir demander à ses cousines, ses soubrettes, ses voisines, ses belles-soeurs, ses filleules, voire son épouse de se dénuder devant lui, sans se faire gronder n'est pas le moins surprenant.


Pour  celui-ci le Bien est ce qui fait du bien; Pour celui-là, ce qui arrondit son bien.


Les psychologues (ils étudient l'Homme en ses parties, principales)  n'ont pas manqué de remarquer que le héros de Hergé, Tintin, ne témoigne jamais de la moindre concupiscence (étudiée aussi par les anatomistes et les urologues) et encore moins d'activité sexuelle.

Le langage populaire les avait pourtant prévenus: ne dit-on pas "faire tintin"? 


Pourquoi faire simple quand on peut le faire faire par un autre.


Entre deux mous, il faut choisir le moindre.


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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 17:58

              FULCRAN: UN APPAREIL POUR ENSEIGNER

Le produit présenté ici n'est pas une invention. C'est le concept d'un dispositif destiné en premier à l'enseignement. Il prétend servir d'interface entre l'élève et le maître, l'auditeur et le conférencier, le stagiaire et le formateur, l'étudiant et le professeur. Au coeur du dispositif se place un appareil électronique, portatif, individuel, communicant.
Le concepteur de cette machine en a formé l'idée dans l'exercice de son métier de professeur. Il a pensé que seule la technologie était à même de venir à bout des inconvénients que tout le monde voit à l'enseignement traditionnel. Et dont on peut ici évoquer quelques uns:
- Toute puissance de l'oral:
     -d'abord dans le cours/discours (nécessairement "magistral" car émanant d'un point unique et permanent: la zone "chaire-tableau". Selon une scénographie théâtrale induisant des rapports maître/élèves trop peu individualisés et trop peu participatifs.
     -ensuite dans les participations des élèves avec cet inconvénient que les interrogations "au doigt levé" valorisent le premier répondant et privent tous les autres d'une prise en compte de leur contribution.
-Sous utilisation du visuel:
    -l'explication par l'image (et de l'image) est incommode avec les supports traditionnels. Le cahier trop petit et éloigné du professeur (sauf quand il parcourt et se contorsionne dans les rangs et les allées). L'ardoise, brandie, trop rudimentaire. Le document, accroché ou projeté au tableau, rarement identique à celui de l'élève (livre).
    -pauvreté des moyens d'intervention sur le document (règle, craie, pointeur).
-Obsolescence de la salle de classe d'une manière générale. (Rare lieu de travail qui n'ait pratiquement connu aucune transformation en un siècle :toujours un bureau, des tables, un tableau"noir"...

Le concepteur a pensé qu'une jeunesse dont bien des rapports au monde et à autrui sont médiatisés par des appareils et des écrans verraient dans cle truchement moderne qu'il propose. En effet ce média pédagogique partage avec les mobiles, les consoles de jeu etc, leur esthétique et beaucoup de leurs fonctionnalités l'occasion de refonder, à l'égard de l'étude, une participation valorisante et féconde.
Il a imaginé que ce système pouvait trouver à s'employer dans toute activité d'information, d'explication, de formation s'appuyant sur un visuel commenté prépondérant: auditoire lors d'un colloque, d'une conférence (de Presse...), d'un séminaire, d'un forum, d'une assemblée générale (de Société) etc.

   

    LE PRODUIT
 
    1.0 L'appareil
L'appareil se compose d'un cadre et d'une vitre.
Le cadre embarque l'électronique.
La vitre est un écran tactile (PDA), légèrement supérieure au format A4 .
C'est, un appareil d'affichage, un appareil interactif. un appareil à mémoire.
Il affiche, passivement, par transparence, le document sur lequel on le pose. Activement, il affiche les tracés qu' on lui commande par l'intermédiaire d'un stylet, à l'instar d'un PC de poche.
Il communique par Bluetooth: il exporte les tracés faits à la surface de son écran et importe ceux d'écrans tiers. Il les mémorise si besoin.
Il se met en place au dessus de n'importe quelle surface: page de manuel, page de journal, photo, graphique, plan, fond de carte...
Son écran peut se rendre visible sur n'importe quel autre appareil: celui de l'élève sur celui du maître ou du maître sur celui d'un ou plusieurs élèves par exemple.
Sur son écran le stylet matérialise des tracés: mots, nombres, dessins comme sur le cahier habituel (élève) ou le tableau (maître) , et en plus il opère sur l'image. À main levée des signes infographiques tels que ceux qu'utilise la presse scientifique ou technique (trames, hachurages, encadrements, surlignages, flèches, détourages, coloriages, caches, etc) peuvent venir, se succéder pour éclairer, commenter le document posé devant chacun.
La fonction "gomme" permet les reprises, les repentirs. La fonction "suivant" fait passer à un nouvel écran. La fonction "mémoire" enregistre l'écran avant sa fermeture. La fonction "séquence" enregistre, non l'état final de l'écran mais le film des "traçages" depuis l'activation de la commande jusqu'à la mise en mémoire.
Ces tracés que le stylet réalise accompagnent les commentaires du professeur dans le continuum de son cours qu'ils renforcent par une activité graphique et visuelle. Chaque appareil dispose d'une mémoire, amovible (carte SD, clé USB).
À tout moment le maître peut visiter l'appareil d'un élève. Donner à voir l'écran du sien ou d'un autre, présent dans le système. Il peut en faire un enregistrement en mémoire .
Le relevé des dispositifs de mémoire (clés, cartes) ou l'enregistrement sur son propre disque dur permet au professeur de visualiser le travail accompli (en classe ou "à la maison") et de procéder aux corrections et aux notations en différé.
L'appareil est pourvu d'un système de reproduction de sons enregistrés sur mémoire afin de pouvoir être fonctionnel avec des cours préenregistrés par des éditeurs spécialisés (par exemple) ce qui autorisera l'apprentissage individuel, le "cours particulier", le"travail à la maison".

1.1 Conditionnement et présentation
L'appareil est livré dans un classeur à crochets, fait d'un fort carton.
Il y reste grace à ses perforations, côté gauche.
Il est ainsi protégé pendant son transport dans le sac on le cartable.
Il peut y demeurer pendant le travail. Le document est alors lui-même accroché aux anneaux.
Pour permettre un meilleure tenue et un meilleur placage contre la vitre du document à traiter, il est fourni une plaque en matériau semi-rigide qui épouse le relief du dos de l'appareil.
Deux longues encoches courent sur les montants verticaux, à l'arrière, où l'on peut glisser tout document A4 rigide.
Du montant inférieur, on peut déplier une tige qui permet à l'appareil de tenir en positon debout. Un trappe contient l'alimentation électrique. Une prise jack autorise l 'écoute discrète et personelle de l'audio des fichiers.
Sur le montant supérieur, un petit écran affiche le chiffre des index des écrans mis en mémoire. Pointé par le crayon optique, un écran est rappelé par son numéro.
Le cadre abrite l'électronique.
Sur le montant, côté droit, on dispose d'un prise USB et/ou d'un encoche pour carte type SD. Les principales touches sont là et commandent les fonctions telles que:
-"effacer": 1.Le dernier tracé 2. la totalité de l'écran.
-"enregistrer": l'état de l'écran courant est mis en mémoire.
-"séquence": ouvre la mémoire pour enregistrer un processus de travail, de traçages jusqu'à la commande "enregistrer" qui la clot.
-"aide": dans le cas d'un programme préenregistré, elle fait s'afficher, à l'étape où l'on se trouve l'écran correct.
Les tracés du crayon optique sont réglables en épaisseur de trait et en couleur. Sa fonction "gomme" lui permet d'effacer par un mouvement de raturage.
IIl est livré avec un dispositif qui le transforme en compas.
Une règle graduée en matériau non-rayant est aussi livrée.

1.2 LE LOGICIEL CENTRAL
Il équipe l' ordinateur du meneur de jeu.
Il permet de naviguer un ful-cran à un autre.
C'est principalement sur son disque dur que sont placés les relevés, les saisies d'écran des appareils en présence.
La principale fenêtre affiche le "plan de classe", la configuration qu'on a donné au positionnement des participants. D'un clic sur l'écran aves le crayon on active la communication avec l'écran désigné; On peut le voir, y intervenir, le charger en mémoire.
On peut ouvrir des communications entre un nombre limité d'appareils.
Des touches et combinaisons de touches activent les diverses fonctions dont certains en combinaison avec le stylet.
Ces mêmes fonctions sont aussi accessibles par des menus (barres, déroulants).

2.0 le Système
Les auditeurs et l'intervenant sont équipés de ces appareils... Superposés au même document, reliés par Blue-Tooth® (par exemple), ils forment système. La gestion de la télécommunication est régie depuis l'appareil de l'(in)formateur à travers un ordinateur équipé d'un logiciel dédié. Il peut ainsi "exporter" son travail sur tous les écrans en présence ou sur un nombre limité seulement, ou faire s'afficher le contenu d'un écran-élève sur les écrans de tous, il peut "importer" un écran pour vérifier une activité, contrôler un travail, apporter une aide... L'ordinateur peut garder en mémoire les relevés d'écran désignés et, au besoin, procéder à la correction par comparaison (superposition) avec les tracés attendus préenregistrés. Il peut fournir une notation du travail examiné.
L'ordinateur apporte ici un automatisation, attendue, de certaines taches professorales.
Ce sont des appareils volontairement simples, donc robustes, versatiles, d'un prix modique, accessibles à l'achat personnel. Ils ne communiquent que les visuels de leur écran tactile tracés au stylet, qui reprennent leur sens une fois reposés sur le document de départ. Ils ne vont pas chercher parmi les ressources de l'internet, ils s'utilisent avec les visuels traditionnellement présents: la page du livre de l'élève, la feuille photocopiée (carte, tableau, graphique, photographie, etc). Ils n'entrent pas en concurrence avec le maître (le formateur, l'intervenant ,...): ils lui laissent la maîtrise de sa documentation, la statégie de son explication.
Par contre ils affichent les travaux (gestuels, graphiques) tels que ceux réalisés sur le cahier, au tableau mural (/paper-board) ou sur l'ardoise traditionnelle. Ils ajoutent à ces supports traditionnels les avantages qu'apportent les possibilités de procéder par surimpressions, caches, inclusions, effacements. Et ils téléportent ces travaux des uns aux autres (prof-élève(s), élève(s)-élève(s), élève(s)-prof).
Il affranchissent donc de la focalisation de la salle sur un point unique et permanent: le tableau, (l'écran du projecteur...). Ils permettent donc une très grande adaptabilité à des configurations de salle variées.
Ils autorisent un plus grand recours à l'étude de l'image et par l'image qui est le défi de l'enseignement aujourd'hui et qui se voit entravé par trop de contraintes matérielles dans la salle traditionnelle.
Ils rendent possible les échanges individualisés et en particulier, l'enseignant peut visionner le travail de chacun et dispenser à un seul, de là où il se trouve une vigilance discrète, un soutien bienveillant, une remédiation instantanée. Il peut "passer la main" à un élève dont le travail est alors publié sur les écrans de ses camarades. Décentralisation et polycentrisme sont introduits dans les échanges à l'intérieur de la salle.


CONCLUSION
Ce système n'est pas une utopie. Il ne rève pas de délocaliser l'enseignement (plus d'établissements scolaires... la maison), ni de le dépersonnaliser (plus de professeurs ... un speaker), ni de dématérialiser le savoir (plus de livres... Google),
Il ne supprime que le tableau "noir". La classe perd sa scénographie "à l'italienne". Elle peut s'adapter à d'autres configurations (cercle, U, ...). Le professeur, son activité, sa parole ne sont plus le seul point focal de la classe. Son activité explicative passe par davantage de visuel: surlignages, détourages, flèches de liaisons (infogrammes), surimpressions, caches... Cette activité se déroule dans l'immédiate proximité de l'auditeur, l'élève (sa propre table).
Cet appareil est sans exemple, car à la différence du "tableau électronique", de "l'ardoise magique", du "cartable électronique" il ne cherche pas à dispenser les élèves du port du cartable et à importer commodément Internet en classe. Il ne fait réseau qu'avec les présents, réunis autour d'un même travail, il laisse l'enseignant prodiguer son savoir, documenter son sujet, conduire son explication. L'enseignant reste la source de la Connaissance, cet appareil est son outil gràce auquel il produit des cours avec un rendement amélioré.
Il fait usage des documents les plus variés sur les supports les plus divers. Il n'impose pas leur numérisation préalable.
Il doit pouvoir aussi tirer profit du "papier électronique" qui lui donnera dans cette configuration accès au ressources de l'image animée.
Ainsi cet appareil peut-il être produit à un coût modique pour, de manière démocratique, venir prendre sa place dans le cartable de chaque élève et sur sa table à chaque heure de classe. Il peut lui servir aussi d'agenda, de cahier de textes...
On peut aussi penser à son utilisation dans les classes de certains pays où plusieurs dizaines d'enfants regardent, de l'intérieur d'un local assombri, sous la férule d'un surveillant débordé, à travers un piètre téléviseur un instituteur national officier à leur in(a)tention. Son travail serait démultiplié si sous sa conduite les enfants pouvaient réaliser de leur main un vrai travail personnel, réellement et fréquemment pris en compte, sur un support pédagogique tangible.
Les concours (fonction publique par exemple) mettent en lice plusieurs centaines de candidats parfois. Les QCM passées par appareil, et analysés , par simples superpositions- à travers le logiciel associé verraient leur correction et leur notation automatisés et la proclamation des résultats instantanée.
Lors d'une conférence de Presse (congrès, forum), les documents, distribués, verraient leurs éléments remarquables pointés par l'orateur sur l'écran de l'appareil mieux que ne le fait une règle ou un crayon laser sur un transparent projeté sur un écran, souvent trop éloigné ou flou sous les mauvais angles.
Les domaines d'applications défient sans doute l'imagination la plus prospective. Pour s'en tenir à l'enseignement, la population susceptible de ressortir d'une formation est grandissante dans le monde mais les méthodes qui ont fait leur preuve depuis plus d'un siècle pour instruire l'Europe et l'Amérique témoignent de plus en plus de leur essoufflement. Le métier de professeur doit connaître lui aussi une révolution technologique qui, comme toute les révolutions vraies marque le retour au sens pratique, à la simplicité et à la commodité au service de l'efficacité.
( fin).

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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 06:46

Valter Hégo: - L' Éducation manque cruellement de moyens, vous ne pouvez en disconvenir?
JeT: - Qu'attendez-vous de moi? Que je commente si manquer de moyens est cruel ou s'il manque des moyens à l'enseignant?
VH: - Commençons par le dernier et nous verrons le premier si nous avons le temps.
JeT: - Bien. Voyons donc d'abord quels sont les moyens de l'enseignant?J'en vois trois: le tableau et la craie, le livre.
Bien sûr, on peut élargir notre regard et considérer qu'il peut lui manquer sa chaise, son armoire, voire son bureau. Cela arrive mais c'est rare. Nous n'en parlerons pas.
Il peut lui manquer aussi des élèves. Soit qu'on lui en ait enlevé pour les occuper à des tâches plus importantes (excursions, rencontres, sensibilisations, échanges... Soit qu'ils s"abstiennent eux-même, de leur propre chef de se présenter. On pourrait certes en augmenter le nombre en faisant passer en situation d' élèves des citoyens qui ne relèvent pas encore de cette catégorie Mais c'est de la politique, nous n'en parlerons pas non plus...
D'ailleurs d'une manière générale l'enseignant ne tient pas à avoir un nombre déraisonnable d'élèves. Plutôt moins que trop.
VH : - Vous pourriez aussi avancer qu'il manque d'heures.
JeT : - Certes mais je vous ferai les mêmes réponses. en constatant ici que, en donnant davantage d'heures aux uns, on ajoute des heures aux autres et que personne, je veux dire ni les enseignants ni les élèves ne souhaite faire plus d'heures et ne le réclame et que donc on ne peut parler d'un manque. Certes on pourrait penser que le donneur d'ordre (l'État), souhaitant un meilleur niveau de ses citoyens impose des rallonges mais quand il en calcule le coût, il préfère garder le silence. D'autres éventuels bénéficiaires de la présence augmentée des enfants dans les établissements, les parents par exemple, craignent devoir changer quelque chose au calendrier de leurs congés si difficilement mis au point.
VH: - Donc nous en revenons à: le livre, la craie, le tableau.
JeT: - Voilà. Doit-on faire plus? Peut-on mettre plus de tableau? Un par classe est le nombre généralement admis, toutes écoles de pensée pédagogique confondues. Et reconnaissons que c'est ce qui prévaut largement sur le terrain.
VH: - Grâce peut-être à cette unanimité...
JeT: - C'est vrai la chicane est mauvaise conseillère. Sur la craie aussi le consensus est large. Et si l'enseignant se retrouve un petit matin fort dépourvu, c'est le fait d'une - compréhensible - étourderie de l'administration. Qui à tant de chats plus importants à fouetter. La situation est plus complexe avec le feutre si le tableau est blanc. Là la pénurie est bizarrement plus fréquente. Mais si le professeur a pris la précaution, au prix de quelques deniers bien à lui, de s'équiper avec ses propres fournitures, il ne connaît pas le manque.
VH: - Vous pourriez évoquer la photocopieuse...
JeT: - Non, l'équipement est largement suffisant, il n'est qu'à voir la quantité de notes, circulaires, mises au point, rappels que l'administration est capable de prodiguer à l'aide de cet engin. Certes quand vient le tour de l'enseignant d'en faire usage le papier vient à manquer- il y un limite à tout; mais il lui suffirait d'utiliser le verso des documents administratifs- rarement employés, pour pallier cet inconvénient. Et puis enfin il a bien une imprimante chez lui avec son ordinateur? Et elle fait photocopieuse!


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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 20:48

L'expression "s'écarter de la vérité" dit mal les choses. On ne s'éloigne pas de la vérité, c'est l'erreur qui est centrale: on tombe dans l'erreur et, souvent, on y retombe car elle nous ramène à elle, nous attire nous entraîne, comme le vortex, le tourbillon d'un trou d'eau, l'oeil d'une trombe.
Quand nous nous éloignons de l'erreur, nous allons vers la vérité, dans quelque sens que ce soit car on y va par mille voies. Voies nouvelles, inédites ou chemins des écoliers
Les voies de l'erreur sont toujours les mêmes, elles se ressemblent, se rassemblent et nous rassemblent, se mèlent et se confondent, nous confondent vite.
La vérité parfois est tout près, aux alentours.
Ou loin souvent, aux confins... C'est selon.
Mais on y tend, on s'en approche. Ceux qui avancent vers elle semblent souvent s'éloigner les uns des autres, ces écarts ne relèvent pas de l'erreur mais de l'étendue du vrai.
Ceux qui y touchent sont souvent seuls. Il y a pourtant quelque chose de fraternel entre eux.
Si la vérité nous arrête, il est dur de s'y tenir. Et si tentant de la quitter.
À l'inverse plus on va vers l'erreur plus on tourne en rond, plus elle nous rassemble, plus on se ressemble, plus on est nombreux, toujours plus groupés et plus chaleureux.
Ça va toujours plus vite mais pas encore assez vite: on pousse un peu, et on a le bonheur de penser qu'on participe un peu à l'avancée générale.

"Être dans le vrai..." La langue le dit: le vrai est un intérieur.
Les autres, à l'extérieur ne semblent pas entendre. Et quand ils entendent, ils vous regardent et ne comprennent pas. Ils passent.
Il est difficile de rester dans cet intérieur. cet intime des choses, cette intimité avec la présence des choses. dans leur jour vrai leur nom simple.
Au souvenir que nous gardons de cette intimité avec elles, on pourrait donner le nom de culture, qui dans les meilleurs moment n'est que vive réminiscence.


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