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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 16:42

 

Ce qu’il y a de plus beau dans le don, c’est le merci qu’il inspire.

Le don offre d’abord la faveur d’un merci.

Un don sans merci ruine aussitôt le donataire.

Pour que le don vaille quelque chose, il faut que le donataire vaille un peu et il est un vaurien celui qui ne reconnaît de la valeur à rien et surtout pas au don.    

Ce qui est le plus cher pour le donateur, c’est le merci. Et souvent le plus couteux pour le donataire. 

Un don est un acte gratuit, il ne tient pas de compte. Il ne rend pas de comptes.

Un merci comble le donateur au delà de son don.

Son don il le prend sur son bien. C’est un effet de bonté. Tout de bon. Il faut être doué et d’abord de bonté pour donner.

Le don dote. Le don doue.

Donner c’est plus douer que doter.

Donner c’est doter d’un don.

Le donataire, lui, en est déjà doué

Le du est toujours à rendre, pas le don.

Le donner à autrui c’est l’en doter pas l’endetter.

Merci vaut pour le don, prend la mesure de la dette, et prend date.

Pour qui donne, le don n’est pas un dommage, ni le remboursement un dédommagement.

Merci n’attend pas: il clos le don. Commence alors la dette. Pour elle, c’est affaire de temps. Le remboursement est un ménagement.

Un don n’est pas une offre, il n’appartient pas à qui le reçoit d’en juger.

On est responsable - coupable s’il se faut- du sort que l’on fait d’une offre. On ne l’est jamais d’un don. On en est comptable et rien d’autre.

 

A qui a confondu, à pris le don pour un du, à qui qui n'a pas compris le don et donc ne la pas reçu, on donne à nouveau: on pardonne. Pardonner c’est redonner.

 

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 14:35

Il est arrivé quelques fois que le site ful-cran publie des textes de Carmiquel. Ceux que la poésie de Carmiquel intéresse peuvent utiliser ici à droite le lien qui leur ouvrira la page de "M@nuscrits" aux Editions Leo Scheer. (inutile de renseigner avec un identifiant et un mot de passe).

ils auront accès à la Revue virtuelle "la Paye des Mots" (Cinq numéros parus à ce jour) et,pour lire sur leur ordinateur le contenu de laRevue (six ou sept poèmes à chaque fois...).de cliquer sur télécharger (c'est un .pdf).

 

 

M@nusc 

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 15:02


 

Venez vous défiler avec nous!..

 

Assez de croupes claires! 

 

Multiplions les zones zéro gènes!

 

Pitance non! Bombance oui!

 

Nous ne voulons plus nous priver. Non aux privatisations!

 

Non aux magistères, oui aux mégastores!

 

Laissez nos vies privées, oui aux privatisations.

 

Journalistes qui faites de nous votre quotidien, regardez-nous! voyez venir demain la veille, le Grand soir et tous les jours dimanche!

 

Au cul la vieille, c’est le prime time!

 

Vive la Révulsion!

 

Ici on rage gratis!

 

 ça haïra; ça, haïra!

 

Non au refus de sangs mêlés!

 

Soutenons aussi les discrets minets!

 

Nous ne demandons pas l’impossible mais l’impeccable.

 

Vauriens peut-être mais pas vautrés!

 

Ni moutons ni mutins

 

Racé oui, raciste non!

 

Arrêtez de nous faire marcher!

 

Assez de débattre, il faut combattre, il faut les battre

 

Combattants, dans la rue! Battons la semelle, battons le pavé, combattons!

 

Il n’y a ici que des pro-meneurs et leurs meneurs.

 

Nous ne ferons pas l’économie de marcher! 

 

Que les boiteux aussi nous emboitent le pas.

 

Des slogans de fer, pour des lendemains de velours.

 

Ni vicaires ni sicaires!

 

Ni majordomes ni mangeurs d’hommes!

 

Vade retro , sultanats!

 

Ni sommés ni soumis.

 

Ni commis ni compromis.

 

Ni jongleurs ni glandeurs!

 

Ni narcisses ni marxistes.

 

Non à celui qui hérite, oui à celui qui mérite.

 

Nous continuerons la lutte dans les maquis sociaux, s’il le faut

 

La subversion, oui; la sujétion , non!

 

Le nouveau pro-lettariat ne veut plus de l’orthographe!

 

Le phachisme de l’orthografe ne passera pas!

 

Nous ne s'aiderons pas

 

Tous sots leaders!

 

Détruire , oui, instruire non. Nous sommes tous désintégristes.

 

Engagez-vous, enragez-vous!

 

Vous ne nous possèderez plus; À bas la propriété!

 

Vivre ivres et nourris!

 

Délivrez-nous des aides! des subsides! Délivrez-nous!

 

 

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 06:04

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Si jour cet individu frappe à votre porte, ne fermez pas brusquement.

"Nous avons déjà donné..."

C'est Jamy, Tournemire, Jim, Jean-Emile...

"Ah8;; Avec ce contre jour, là... Tu changes pas toi...".

 

 

 

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C'est Lilou.

En plein jour.

 

Si vous voulez en voir davantage et en savoir plus. Et sur les enfants, les petits enfants etc, cliquez ici à gauche sur "Albums photos".

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 17:31

Le temps approche où le journaliste aura à son tour réalisé le rêve de tout homme moderne: être un employé de bureau. 

Déjà entre une salle de rédaction d'une entreprise de presse et un alignement de bureaux chez un transporteur ou un plateau technique d'un courtier en bourse, quelle différence?

Il y a bien au Journal, encore, parfois, un reporter qui revient "du terrain" et s'apprête à y retourner... Mais si le terrain était au bout du couloir?... Guère plus loin,...

Un événement a d'autant plus de retentissement qu'il à l'heureuse idée de se dérouler à proximité des opérateurs de Presse

À Paris les masses laborieuses ont coutume de manifester leurs mécontentements à un jet de pierre des tours de TF1 et dans la matinée. Ainsi le "sujet est bouclé" assez tôt pour passer au Journal du soir.

Si la guerre d'Irak put être traitée comme un show en live non stop, ce n'est pas seulement grâce à la transparence des cieux qui offrait cet aride pays aux caméras embarquées des satellites militaires qu'au fait qu'on put assurer des jours durant les commentaires sans quitter la terrasse du Hilton de Bagdad.

 

Dans son bureau, devant son ordinateur, aujourd'hui, le "grand reporter" n'a qu'à attendre les images du monde. Des centaines, de témoins, de voyeurs, de paparazzis amateurs, de vigiles de société de surveillance, qui avec leur camescope, qui avec leur webcam, qui avec  leur téléphone portable sont là à shooter tout, partout, tout le temps.

Après tout le plus grand scoop du siècle dernier n'est-il pas le fait d'un piéton équipé d'une super8, qui filmait sur un trottoir de Dallas un jour de novembre 1962?

 

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 10:19

UN NOUVEAU NEUF


Vous connaissez la dernière? La dernière nouvelle...

Il n' y a pas plus nouveau que la dernière! 

Quoi de neuf sinon la toute dernière?


La dernière n'est pas bien nouvelle,

on a connu au moins une première. 

La première ça c'était du neuf 

Vous vous souvenez de la première? 

Y avait pas grand monde au balcon 

Vous n’y étiez pas? Si, je crois...


Alors écoutez-en des nouvelles   

Ce ne sera pas la dernière.

Vous m’en direz des nouvelles


Sinon patientez jusqu'à la prochaine. 

Car la dernière n'est pas la dernière. 

Elle nous laisse craindre une prochaine 

Pas prochainement nécessairement 

mais certainement

La prochaine sera à nouveau une nouvelle  

Et pas la dernière 

Rien de  bien nouveau:

la Dernière Guerre

et la Paix à nouveau 

Le Renouveau...

Du Neuf à nouveau 

remis à neuf  mis à niveau


Du nouveau? Non

mais la même chose à nouveau  une nouvelle fois

Qui se reproduit à nouveau


Ce qui est bien avec la dernière 

c"est qu'elle est encore actuelle

elle vient de passer aux Actualités

elle remonte à pas plus tard que la veille


Vous partez? Vous nous donnerez des nouvelles 

Vous sous un jour nouveau...

Non après tout, parlez nous de vous comme on vous aime

Restez vous même   Comme avant


Moi m'en vais aux nouvelles

Le dernières , les fraiches et du jour

Les jours derniers ne sont pas les Derniers Jours!

Qui connaîtra la Fin Dernière, nous annoncera la nouvelle? 

Une Bonne Nouvelle?..  


  CARMIQUEL   Un Nouveau Neuf



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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 10:22

Diverses chambres des métiers, nombreuses corporations, associations professionnelles variées, officines publicitaires diverses, sont sous le choc. L'une d'elles, l'association des épiciers vient de magistralement réussir un coup auquel aucune n'avait pensé - ou au moins qu'aucune n'avait osé-: s'investir du droit de se délivrer des brevets de morale, estampiller son commerce de bonne moeurs, labelliser son activité de civisme, de bégninité, de salubrité... quoi d'autre encore?

Aussi après l'épicerie qui proclame partout (depuis les étiquettes jusqu'aux vitrines) se livrer à un commerce "équitable" , le notariat envisage-t-il de déposer le label de notaire "honnête", la basoche celle d’avocat  « intègre », la banque de financier « désintéressé », l'Information celui de journaliste « probe », la comptabilité celui d'expert (pardon, c'est déjà fait) « scrupuleux», le gouvernement de ministre « incorruptible ». 

On tient en réserve, à l’usage des lobbies qui le voudraient bien, les adjectifs suivants: loyal, tolérant, solidaire, frugal, curatif, tempéré, réfléchi, qui n’auront qu’à les homologuer sans demander rien à personne. 

On attend de voir sur les plaques de cuivre, les néons des enseignes le long de nos rues: avoué probe, géométre exact professeur instruit, juge impartial, coiffeur éthique, poubelleur citoyen, artiste authentique, médecin humain.

Evidemment les récalcitrants à l'obtention de ces labels (par des voies qu'il ne nous appartient pas d'étudier ici -mais il suffira encore de s'inspirer de nos épiciers-) ces récalcitrants donc, ou simplement ces modestes, courent le risque sans l'estampille syndicale  de se voir désignés tel ce notaire-là de « véreux », cet avocat-là de « marron », ce journaliste là de « délateur », ce banquier-là de « cupide », ce sportif-là de  « fumiste », ce contrôleur de « vendu »....


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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 17:54

Un photographe contemporain (SpencerTUNICk ) convoque des dizaines,  des centaines de particuliers en un lieu choisi par lui, pétri d'histoire et de légende: un monument, un espace, un paysage…   Là il les invite à se dévêtir totalement et  à prendre places devant son objectif, (l’opération peut durer quelques heures). Quand il "le sent" il appui sur le déclic. Ces clichés sont vendus à la Presse, pas celle de faits-divers (elle les achète aussi) mais les magazines d’Art d'un peu partout. Elles trouvent leur place dans les expositions et les musées. Car ce sont des « performances ». On en achète des épreuves dans des galeries.

Mais ‘pour poser gratuitement l’artiste trouve, à chaque fois, assez de monde qui ôte aussitôt le pantalon ou la jupe.

Une étude scientifique qui trouva un large écho dans la Presse et fut utilisée dans le scénario d"un film politique ( l'État de Siège,  avec Yves Montand) démontra que des individus convaincus d'être utiles à une expérience scientifique pouvaient infliger des douleurs atroces à leurs semblables, et partant être conduits à devenir des bourreaux, en bonne conscience.

C'est pour la « Culture », « l’Art" que nos contemporains trouvent du zèle sont prêts et se prêtent à n'importe quoi.

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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 18:28

Les enfants pleins d'eux-même sont difficiles à combler... Quand la sagesse invite à faire le vide en soi, c'est pour faire la place à quelque chose. Si elle  invite à se taire, c'est pour l'entendre arriver.


Il y a des jeunes gens dont la fierté de n'avoir pas été pétainiste et/ou collaborateurs fait plaisir à voir.


Quelles limites doivent borner l'assouvissement de nos désirs? L'asservissement de nos partenaires.


L'homme de gauche s'insurge des conditions qui maintiennent le pauvre dans la misère, l'homme de droite se désespère de l'entêtement du pauvre à conserver et défendre les conduites qui l'ont fait miséreux.


Commentateur est souvent commère.


On levait le poing et la rose, on a eu le joint, puis l’arthrose.


Modernité, illusion lyrique: "Rien ne sera jamais plus comme avant..."

Mais si, justement: le monde va vers l'avant!

L'Avant-garde? Qu'elle nous garde de l'avant!

Qu'elle nous devance pour nous préserver de ce qui va arriver en avançant davantage. Qu’elle nous prévienne que nous ne venions pas. 

Il ne faut pas être grand devin: des devanciers nous connaissons les précédents. Tenons-nous en à rester là, au plus près du  présent qui se donne, quand il se donne.


N'exagérons rien! Gérons exact.


Art engagé? Engagé par qui?


L'État est supérieur à l'individu, comme la Santé au patient, comme l'Enseignement à l'enfant. Il n'y a aucune mystique là dedans. Tout simplement c'est que chaque institution travaille à la pérennité de son objet comme la Vie travaille , à travers les vies à maintenir la Vie en vie.  La raison d'être de l'État , de la médecine, de l’école. c'est de se mobiliser au service du citoyen, du malade, de l'enfant. De mobiliser les savoirs, les forces les énergies. Les coeurs. Au service de tous. Pas de s'immobiliser pour un seul. Encore moins de s'immoler. 


Le visible est-il  vraiment toujours vu et complètement? Le vu est-il tout le visible? 

C'est un peu facile de faire du visible le réel...


Avoir des raisons ne donne pas raison.


Le facile n'est pas le simple.


Le compris n'est pas tout le sens.


" Désir d’enfant... " Dans une société de consommation, l'enfant n'est pas un devoir, un accident, une oeuvre. mais bien plutôt un bien, un équipement, un signe de conformisme, d'intégration, de standing... Un caprice...

" Désir d'enfant ": un slogan pour un marketing de plus.


Refléter n'est pas réfléchir. 


La poésie s'arrime à rien.


Le rêve de très nombreux jeunes gens: coucher avec une femme mariée se réalise pour beaucoup d'entre eux le soir de leur nuit de noce.


Ni pieu ni mètre de chaîne.

Ni pieux ni réîtres.

Ni pieux ni prêtres.

Ni vieux ni maîtres.


Il y eut naguère un peu partout des "partis des travailleurs". Ils étaient des partisans de la dictature. La dictature des Travailleurs, bien évidemment. À coup sûr de la démocratie nous viendra des partis de fumistes et de jean-foutre. Enfin!


Tout ce qu'on remet à demain, demain ne le rend pas. 


En amour on avance autant qu'on recule.


Treize à table, c'est la Cène; et ascèse?


Pour un peu qu'on n'ait pas croisé de vitrine et que nous n'ayons jeté dans notre miroir matinal qu'un regard absent, nous sommes à la fin de la journée la personne que nous avons la moins vue.


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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 10:02

Les Chrétiens s’égareraient moins souvent et laisseraient moins dire de faussetés sur leur religion s’ils avaient plus souvent à l’esprit que Jésus passa d’abord neuf mois dans le ventre d’une femme et, fut-elle vierge, c’est dans la proximité de boyaux, la tiédeur de fèces et d’urine qu’il attendit qu’elle lui donne le jour pour devenir la Lumière du Monde.

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